Mieux vivre, X raisons de
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12 bonnes raisons de devenir vegan

Bébé vegan fait la cuisine

Alors que la crise des éleveurs français bat son plein, notre modèle de consommation est plus que jamais remis en question. Certains ont décidé de renoncer à consommer tout produit issu des animaux ou de leur exploitation, ce sont les vegans. Cette tendance, popularisée aux Etats-Unis, reste marginale en France et souvent mal perçue. Pourtant, les bénéfices de ce mode de vie sont nombreux et vont bien au delà du bien être animal.

Voici 12 bonnes raisons de devenir vegan :

1. Consommer des produits animaux n’est pas une nécessité

Si l’homme est omnivore et peut donc manger de la viande, cela ne veut pas dire qu’il y soit obligé. Notre système digestif et notre dentition sont même bien plus proches de ceux des animaux herbivores que des carnivores (il n’y a qu’à comparer nos canines avec celles d’un chien).

Selon l’association américaine de diététique,  des régimes végétariens et végétaliens menés de façon appropriée sont bénéfiques pour la santé et la prévention de certaines maladies. Une supplémentation en vitamine B12 est toutefois recommandée, car on la trouve uniquement dans les produits animaux.

2. Contre la cruauté et l’exploitation animale

Il est loin le temps de la ferme idyllique telle qu’on nous la représente sur les emballages de la grande distribution. L’élevage est aujourd’hui majoritairement intensif, synonyme de densité élevée d’animaux dans des surfaces réduites. On a ainsi vu se développer ces dernières décennies la banalisation de l’élevage des poules pondeuses en batterie. L’association L214 dénonce régulièrement les pratiques inhumaines des élevages et des abattoirs. Voici une de leurs vidéos (âmes sensibles, s’abstenir) :

N’allez pas croire qu’il vaut mieux manger du poisson ou des crustacés. On estime par exemple que lors d’une opération de chalutage de crevettes, jusqu’à 90% de prises accessoires (et donc non ciblées) sont rejetées à l’eau, mortes ou agonisantes.

3. Réduire son impact environnemental

L’élevage constitue un énorme gaspillage de ressources. Environ deux tiers des terres agricoles dans le monde sont utilisés pour l’élevage et la production d’aliments pour le bétail.

Pollution des sols, de l’eau, de l’air, rien n’est épargné. L’élevage pollue plus que tous les transports réunis. La FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime ainsi que le bétail est responsable à lui seul de 14.5% des émissions mondiales anthropogéniques (générées par l’être humains) de gaz à effet de serre. « La viande (en particulier bovine), c’est un peu les 4 x 4 et la cigarette réunis en une seule polémique » National Geographic, Qu’allons-nous manger demain ? Mars 2015

4. Dépenser moins ou mieux

Les viandes coutent cher, elles représentent traditionnellement une part importante de notre budget nourriture (près d’un quart en moyenne). En adoptant un mode de vie vegan, vous dépenserez donc globalement moins.

Toutefois il est fort probable que ce nouveau régime alimentaire vous amène à vous soucier plus de la qualité et de la provenance de vos aliments, ce qui vous conduira très certainement à acheter plus de produits issus de l’agriculture biologique, plus chers que la moyenne. Donc au final vous ne dépenserez peut-être pas moins mais à dépense égale vous gagnerez en qualité !

5. Vivre en meilleure santé

Une alimentation vegan équilibrée est naturellement riche en protéines, fer, calcium et vitamines (voir article : Les principes d’une alimentation vegan saine). Les sources végétales de ces nutriments contiennent peu de graisses saturées, beaucoup de fibres et sont riches en antioxidants, nous protégeant ainsi contre les fléaux de ce siècle que sont l’obésité, le diabète, mais aussi les maladies cardiovasculaires et certains cancers.

Les bénéfices d’une alimentation vegan pour la santé sont visibles à court terme : un regain d’énergie, une peau rajeunie, une silhouette amincie (les vegans sont 10 à 20% plus minces que les personnes consommant des produits animaux).

Vieillir en bonne santé

6. Nourrir 10 milliards d’êtres humains en 2050

La population mondiale ne cesse de croître. Nous serons près de 10 millards en 2050. Plus les pays se développent et plus leur demande en produits carnés augmente. La consommation de viande en Chine a ainsi été multipliée par 13 en 50 ans et continue d’augmenter.

Sachant que plusieurs kilos de végétaux sont généralement nécessaires à la production d’un kilo de viande (jusqu’à 7 kilos pour un kilo de boeuf nourri au grain), la production agricole mondiale devra doubler pour subvenir aux besoins de ces 3 milliards de bouches à nourrir supplémentaires.

Opter pour une alimentation vegan semble être dans ces conditions le modèle de consommation le plus durable.

7. Éviter les pandémies mondiales de grande ampleur

Pour satisfaire une demande en viande sans cesse grandissante, les élevages se sont rapprochés des centres urbains, leur densité a fortement augmenté et seules les races de bétail les plus productives ont été conservées (appauvrissant la diversité de leur capital génétique). Dans un élevage de poulets ou de dindes, on recense ainsi en moyenne entre 15,000 et 50,000 volailles.

La FAO rapportait déjà en 2007 que cette concentration de milliers d’animaux confinés liée à l’augmentation des déplacements du bétail favorise la transmission d’agents pathogènes à l’origine des pandémies.

8. Pour une consommation éthique

« Le véritable test moral de l’humanité (…), ce sont les relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. », Milan Kundera, l’insoutenable légèreté de l’être

Pourquoi consommons nous de la volaille, du boeuf, du porc et sommes nous révoltés à l’idée de manger du chien ? Parce qu’un chien est affectueux, fidèle, comprend des ordres, fait montre d’une forme d’intelligence ? Le cochon aussi. C’est même l’un des rares animaux capable de se reconnaitre dans un miroir (ce dont un chien est incapable). Comment justifier alors de vivre avec l’un et de manger l’autre autrement que par des habitudes de consommation solidement ancrées ?

Petits cochons

Tous les animaux d’élevage, y compris les chanceux élevés en plein air, ressentent une peur panique face à leur mort imminente (et prématurée). Est-ce acceptable moralement lorsque l’on sait que la consommation de viande n’est pas nécéssaire ? Dans son excellent ouvrage Faut-il manger les animaux ?, Jonathan Safran Foer se penche sur les pratiques d’élevage et d’abattage et explore les rapports que nous entretenons avec les animaux.

9. Le mythe de la souffrance des végétaux

Les détracteurs de l’alimentation vegan pointent souvent du doigt le fait que les végétaux sont des êtres vivants, susceptibles donc de ressentir de la douleur et poussent ainsi le raisonnement à l’absurde : si on accepte de faire souffrir des plantes, pourquoi ne pas accepter de faire souffrir les animaux ?

Tout simplement parce que les plantes ont un niveau de conscience minimal. Les végétaux sont dépourvus de système nerveux (qui nous permet de ressentir la douleur), contrairement aux animaux. Même les moules en ont un ! À distinguer également la plante ou l’arbre du fruit ou du légume que l’on récolte. Le pommier continuera à nous fournir des fruits année après année et la pomme pourrira si on ne la mange pas.

10. Apportez votre pierre à l’édifice

Vous vous êtes peut-être déjà fait la remarque suivante : ce poulet est déjà mort, découpé et en barquette dans mon supermarché. Si je ne l’achète pas, sa mort aura été inutile, donc autant l’acheter puisque le mal est fait. C’est faux.

En achetant ce poulet, vous contribuez à maintenir la demande en poulet. Votre supermarché se réapprovisionnera demain en fonction de ce qui a été vendu aujourd’hui. Si moins de personnes achètent un type d’aliments, l’offre baisse en conséquence, autrement dit, si vous achetez moins de poulet, on en tuera moins.

 11. À la découverte de nouvelles saveurs

On découvre (ou redécouvre) de nombreux plats indiens vegan, le fromage végétal à base de noix de cajou, le chili sin carne…la liste est infinie. On apprend à cuisiner de nouvelles recettes et à varier ses apports alimentaires pour s’assurer une alimentation équilibrée. Vous mangerez plus de variétés de fruits et légumes mais consommerez également de nombreuses céréales, légumineuses, du tofu ou encore des oléagineux qui ne faisaient certainement pas partie de votre alimentation.

Mais rassurez vous, si la junk food vous manque, il existe sur le net de nombreuses recettes de burgers vegan qui ne manqueront pas de faire des émules.

Burger vegan

12. Ils l’ont fait, pourquoi pas vous ?

Il n’est pas nécessaire d’être hippie pour devenir vegan, ni de vivre reculé du monde et de cultiver son propre potager. Le mode de vie vegan a déjà fait des adeptes outre-atlantique parmi de nombreuses personnalités : des acteurs tels que Brad Pitt, Woody Harrelson, Samuel Lee Jackson ou encore la chanteuse Beyoncé s’y astreignent.

On retrouve également les sportifs Mike Tyson et Carl Lewis. Et oui, être vegan est compatible avec la pratique sportive, y compris celle de haut niveau !

Le mot de la fin

Il peut être difficile de changer ses habitudes alimentaires du jour au lendemain. Opter pour une alimentation vegan variée et équilibrée demande une certaine organisation. Et on n’a pas toujours le choix, au restaurant par exemple ou lorsque l’on est invité chez quelqu’un. Certains ne se sentiront pas capables de renoncer à leur entrecôte saignante ou à leur morceau de fromage à la fin du repas. Si vous n’êtes pas prêt à franchir le pas, rien ne vous empêche de réduire votre consommation de viande ou d’adopter un jour vegan dans la semaine.

Vous pouvez aussi aller plus loin et adhérer au veganisme de manière plus globale, en refusant par exemple d’acheter du cuir, de la soie, de la laine ou encore des cosmétiques et des médicaments testés sur les animaux.

  • Michel Fournier

    Bravo et merci pour cet article ! Tout le monde ne deviendra pas vegan demain mais ce genre de message a toujours une influence positive sur notre manière de consommer.

    MF—

    • Sarah

      Bien d’accord avec vous!

  • Sarah

    Yes! Pour ceux qui n’ont pas encore essayé sachez que ça vous change sur plein de points!

    Perso je ne suis pas vegan, j’ai testé pendant un moment et puis je suis repassé à une alimentation standard mais j’y ai beaucoup gagné. Mes habitudes alimentaires sont plus saines qu’avant cette petite expérience. Et puis c’est fun, c’est nouveau!