Tendances
comment 1

Courir le marathon, c’est tendance

Marathon de New-York

Ils étaient plus de 40,000 à franchir la ligne d’arrivée du Marathon de Paris le 12 avril dernier, un record. Depuis quelques années, la célèbre course des 42,195 kms suscite un enthousiasme généralisé et le nombre de villes qui organisent leur propre marathon ne cesse d’augmenter. Rien qu’aux États-Unis, on a recensé un total d’environ 1200 courses de marathon en 2014, contre à peine 300 en l’an 2000, avec un nombre de « finishers » (ceux qui arrivent au bout) qui a plus que doublé.

Quelles sont les raisons d’un tel engouement ?

Une activité adaptée aux contraintes de la vie moderne

Nos emplois du temps sont de moins en moins fixes : heures supplémentaires, déplacements… difficile de faire du sport à des horaires précis dans ces conditions. La course à pied peut se pratiquer en tout lieu et à toute heure, ne nécessite ni équipement particulier, ni prof ou coéquipier. C’est incontestablement le sport qui permet le plus de flexibilité. L’investissement de départ est faible, vous n’avez besoin que d’une bonne paire de baskets pour vous lancer. Enfin une activité qui ne vous oblige pas à mettre la main au porte-monnaie, un élément non négligeable par les temps qui courent…

Rester en forme, à tout âge

Nos modes de vie se sédentarisent : nous sommes nombreux à passer la journée assis à un bureau et à être conscients des conséquences que cela implique pour notre santé.  Courir est un bon moyen de la préserver : on estime ainsi que les coureurs ont moins de risques de souffrir de maladies cardiovasculaires ou de cancer, mais aussi de dépression et de démence. C’est un excellent anti-stress (autre fléau de la vie moderne), on se sent apaisé et décontracté après une longue course. Les personnes qui courent régulièrement sont aussi plus minces que la moyenne et bonne nouvelle : on n’est jamais trop vieux pour participer à un marathon. Si la moyenne des participants au dernier marathon de Paris était de 41 ans, des personnes bien plus âgées parviennent à finir la course. En juin dernier, une américaine de 92 ans a terminé le marathon de San Diego.

Hommes qui courent

Marathon de Paris, mais aussi du Médoc et de La Rochelle

L’organisation d’un marathon confère à une ville une image saine et dynamique. C’est aussi une manne financière puisqu’un marathon attire parfois plusieurs dizaines de milliers de participants, souvent accompagnés d’amis ou de membres de leur famille. On évalue ainsi l’impact économique du marathon de New-York à plus de 340 millions de dollars. Ça n’est donc pas étonnant que de nombreuses villes, même de tailles moyennes, aient décidé d’instaurer leur marathon annuel. Les possibilités pour les coureurs sont presque infinies : en France, il était possible en 2014 de participer à une soixantaine de marathons, autant d’occasions de découvrir ou de redécouvrir un endroit, voire même sa propre ville !

Repousser ses limites

Courir 42 kms impose de sortir de sa zone de confort, y compris pour les sportifs les plus aguerris. Finir un marathon est un véritable défi à relever, un challenge qui requiert de la perseverance et qui procure un sentiment d’accomplissement, une fois la ligne d’arrivée franchie. Le jour où l’on finit son premier marathon devient pour beaucoup une date importante, que l’on évoque avec fierté. Certains ont pour but de passer sous la barre des 4 heures, d’autres des 3 heures… La progression étant tangible, il est facile de toujours se fixer de nouveaux objectifs. Enfin, le marathon est le seul sport où il n’y a pas de perdant : tout le monde repart avec sa médaille de « finisher ».

  • max_sweet92

    pas d’excuse! tout le monde dehors!