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Passionnée d’époque victorienne, j’ai décidé d’y vivre

Sarah Chrisman vit comme à l'époque victorienne, ici à son bureau

Sarah A. Chrisman vit comme à l’époque victorienne, ici à son bureau – Crédit : Estar Hyo Gyung Choi

Sarah A. Chrisman, fascinée par l’époque victorienne, a choisi avec son mari Gabriel d’oser l’anti-conformisme et de vivre comme à la fin du 19ème siècle. Elle a accepté de répondre à nos questions (voir en bas de page).

Son récit

Il y a 5 ans nous avons acheté une maison construite en 1888 à Port Townsend, dans l’État de Washington, une ville qui se targue d’être un port maritime victorien. Lorsque nous avons emménagé, il y avait un réfrigérateur électrique dans la cuisine : nous l’avons vendu dès que nous avons pu. À présent nous possédons une glacière qui convient à l’époque que nous remplissons de blocs de glace. Tous les soirs, et parfois jusqu’à deux fois par jour l’été, je vide l’eau du bac de récupération sous son socle.

Tous les matins, je remonte l’horloge mécanique de notre salon et j’écris quotidiennement dans mon journal avec un stylo à plume ancien que je remplis d’encre avec une pipette. Mon encrier et le buvard que j’utilise pour sécher l’encre sur chaque page avant de la tourner datent des années 1890. J’achète mon encre directement chez une entreprise fondée en 1670. La cire qui me sert à cacheter mes lettres provient de la même entreprise et mon ouvre-lettres a été fabriqué à la fin de l’époque victorienne à partir d’un pied de cerf empaillé.

Chez nous, vous ne trouverez aucune ampoule moderne. Lorsque Gabriel et moi avons de la compagnie, nous utilisons des ampoules électriques anciennes, réalisées à partir des premiers brevets de Tesla et Edison. Si nous ne sommes que tous les deux, nous préférons les lampes à huile. Quand nous avons commencé à recourir à un éclairage périodique quotidiennement, nous avons été impressionnés par la brillance de la lumière émanant des lampes à huile anciennes comparée à celle des reproductions modernes.

Allumage d'un poêle à pétrole victorien

Allumage d’un poêle à pétrole victorien – Crédit : Estar Hyo Gyung Choi

Nous nous chauffons à l’aide d’un chauffage à gaz datant du 19ème siècle et d’un poêle à pétrole ancien. En hiver, nous dormons avec des bouteilles remplies d’eau chaude recouvertes de housses en coton. J’ai cousu moi-même les housses pour ces bouteilles avec des tissus appropriés pour l’époque (leurs motifs sont semblables à ceux utilisés à la fin du 19ème siècle). Même notre lit est d’époque, et comme il n’y avait pas de matelas lorsque nous l’avons acheté, j’en ai cousu un à la main que j’ai fourré de plumes.

Je fais mon propre pain à partir d’une culture de levain que je laisse fermenter dans un coin de la cuisine, dans un bol qui appartenait à ma grand-mère. Lorsque j’ai envie d’une crème fouettée ou d’une omelette, je sors mon batteur à œufs rotatif ancien. Si nous devons broyer quelque chose, nous nous servons de notre hachoir victorien, de mortiers et de pilons.

À l’intérieur de la maison, je porte toujours une châtelaine ancienne accrochée à ma taille, un accessoire merveilleux du 19ème siècle qui rappellerait à une personne moderne un bracelet à breloques et un ensemble d’outils tout en un. La mienne comporte habituellement un calepin, une pelote à épingles et des ciseaux mais j’ai aussi d’autres attaches pouvant convenir à un dé à coudre, une boîte d’allumettes, un porte-monnaie ou encore une pince à épiler.

Tous les matins, je fais ma toilette à l’aide d’un bol et d’une cruche, et pour un bon et long bain, rien de tel que notre baignoire en fonte sur pied. Pour me laver les cheveux, je me sers d’un pain de savon de castille provenant d’une société établie en 1839 (le shampoing à base de savon de castille est un truc de beauté que j’ai déniché dans un magazine victorien datant de l’époque à laquelle notre maison a été construite). Ma brosse à cheveux a été conçue il y a près de 130 ans de cela et ma brosse à dents est à poils de sanglier.

Ni mon mari ni moi ne possédons de téléphone portable et je n’ai jamais passé le permis de conduire. Quand Gabriel et moi faisons du vélo ensemble lors de sorties occasionnelles, je monte une réplique d’un tricycle à grande roue des années 1880, Gabriel, lui, possède trois vélos à grand roue avec lesquels il a déjà parcouru des centaines de miles. Lors de notre dernière escapade pas plus tard que le week-end précédent, nous avons roulé sur nos grandes roues plus de 75 miles (environ 120 km) suivant le trajet qu’empruntait un chemin de fer historique à travers des mines d’argent abandonnées. Je n’arrêtais pas de penser à un article que nous avions lu dans un magazine consacré au deux-roues datant de 1883 sur des cyclistes qui conduisaient des vélos exactement comme celui de Gabriel lors d’une excursion vers une mine.

Sarah A. Chrisman et son mari sur leurs vélos d'époque victorienne

Sarah A. Chrisman et son mari sur leurs vélos d’époque victorienne – Crédit : Estar Hyo Gyung Choi

 


 

Il ne faut pas croire que nous avons adopté ce mode de vie du jour au lendemain. Ce n’est pas comme si nous avions été soudainement plongés dans une existence victorienne prête à l’emploi, cela n’arrive que dans les contes de fées et à Hollywood. Nous avons dû travailler dur pour réaliser nos rêves. C’est d’abord en nous faisant des cadeaux l’un à l’autre que nous sommes progressivement parvenus à vivre cette existence dont nous jouissons aujourd’hui, le plus beau des cadeaux restant bien sûr le soutien mutuel nécessaire pour continuer à poursuivre nos rêves.

Même avant que je rencontre Gabriel, nous étions déjà tous les deux conquis par la façon dont les anciens voyaient le monde. Enfant, il a été scolarisé à domicile et n’a jamais épousé la stricte ségrégation qui semble désormais exister entre la vie et l’apprentissage. À l’âge adulte, nous avons tous les deux voulu en savoir plus sur une époque qui nous fascinait mais il nous a fallu un soutien mutuel pour remettre en question les dogmes établis de la société sur la façon dont nous devrions vivre et apprendre. Nous y sommes parvenus petit à petit, ensemble.

Sarah A. Chrisman et son mari

Sarah A. Chrisman et son mari – Crédit : Estar Hyo Gyung Choi

Il est difficile de savoir lequel d’entre nous a pris l’initiative. Je fus la première à porter des vêtements victoriens, mais c’est Gabriel, qui savait combien j’admirais depuis toujours les idéaux et l’esthétique de cette époque qui me les a offert, une façon pour tous les deux de partir à la recherche d’une culture que nous trouvons fascinante.

J’étais tellement intriguée par ces vêtements que je me suis mise à coudre des reproductions pour pouvoir les porter tous les jours.

Peu après, j’ai offert à Gabriel un costume ancien. Confectionner des vêtements pour homme est un domaine de compétences bien distinct et il a fallu un certain temps avant de trouver une couturière compétente avec le même souci du détail historique que j’avais pour mes propres vêtements.

Porter des habits du 19ème siècle quotidiennement nous a donné un aperçu de la vie intime d’avant, des choses si privées et pourtant si banales qui n’avaient jamais été écrites : les caractéristiques de la posture, du mouvement, de l’équilibre, des choses aussi subtiles que la façon dont mes jupes qui m’arrivent à la cheville ont commencé à agir comme des moustaches de chat à force de les porter tous les jours. Je me suis tellement habituée à la présence et aux mouvements de mes jupes qu’elles ont fini par me transmettre de petits signaux me renseignant sur la proximité des objets autour de moi et sur les courants d’air qui bruissaient leur tissu, y compris la brise la plus légère provoquée par le passage d’une personne ou d’un animal à proximité. Je n’avais jamais eu à analyser ces signaux, et au bout de quelque temps, sans que je n’y accorde trop d’attention, ils sont devenus un sens périphérique, comme le prolongement de moi-même. Gabriel dit que me regarder m’habituer à mes vêtements victoriens était comme me voir m’épanouir dans mon moi véritable.

Quand nous avons réalisé combien nous apprenions juste des vêtements, nous nous sommes demandé ce que d’autres articles de la vie courante pourraient nous enseigner.

Lorsque les choses modernes bon marché dans nos vies finissaient inévitablement par se casser, nous les remplacions par des équivalents historiques solides plutôt que de s’encombrer de camelote supplémentaire. Chaque anniversaire devint une excuse pour traquer ces objets de notre période de prédilection, que nous pourrions étudier et utiliser ensemble.

Sarah A. Chrisman sur son tricycle d'époque victorienne

Sarah A. Chrisman sur son tricycle d’époque victorienne – Crédit : Estar Hyo Gyung Choi

Tout s’est enchainé à partir de là et c’est maintenant toute notre vie qui tourne autour de ce projet de recherche en cours. Nous ne sommes pas payés, mais nous prenons tout cela bien plus au sérieux que beaucoup de personnes ne prennent leur emploi pourtant rémunéré.

 


 

Les artéfacts de notre maison représentent ce que les historiens appellent des « matières de source primaire », c’est à dire des éléments provenant directement de la période étudiée. Tout peut être une source primaire, bien que le terme se réfère généralement à des textes. Les livres et les magazines que les Victoriens ont eux-mêmes lu et écrit constituent la grande majorité de nos matériels de lecture, et étant donné que la lecture est notre passe-temps favori, ils remplissent une bonne partie de nos journées. Il y a un monde entre un livre ou un magazine sur l’époque victorienne et un ouvrage réellement écrit à cette époque. Les commentaires modernes sur le passé sont parfois aussi effroyables que s’ils avaient été transmis par le jeu du téléphone arabe : une personne interprète mal un texte, la suivante l’exagère, la troisième le déforme parce que ça l’arrange et ainsi de suite. Revenir aux sources est la seule façon fiable d’apprendre la vérité.

Sarah A. Chrisman et son mari

Sarah A. Chrisman et son mari – Crédit : Estar Hyo Gyung Choi

Nous souhaitons nous faire nos propres idées et perspectives sur la période et ne pas reproduire comme des perroquets des stéréotypes que « tout le monde connaît ». La fin de l’époque victorienne fut une ère incroyablement dynamique, avec tellement d’inventions nouvelles et extraordinaires que tout semblait possible. Interagir avec des éléments tangibles de cette période nous permet de partager cet optimisme. Ils nous aident à comprendre la culture qui les a créé, une culture qui croyait en l’ingénierie durable, aux beaux objets qui pourraient être réparés par leurs utilisateurs. Le fait de s’en servir constamment nous aide à mieux cerner leur contexte. Les leçons que nous apprenons de nos artéfacts façonnent notre vision du monde, ce sont nos enseignants. Leur beauté nous élève et nous inspire, comme ce fut le cas pour leurs propriétaires d’origine.

C’est une vie qui nous maintient beaucoup plus en contact avec les saisons de la nature également. Une grande partie de la technologie moderne est devenue une collection de boîtes noires magiques : appuyez sur un bouton pour que la lumière s’allume, appuyez sur un autre bouton pour que la chaleur se fasse ressentir, et ainsi de suite. Les systèmes qui dominent nos vies sont si opaques que les Américains n’ont le plus souvent pas la moindre idée de comment fonctionnent la plupart des objets qu’ils manipulent tous les jours, et essayer de les réparer reviendrait à annuler leur garantie. Les ressources qui ont contribué à ces inventions sont traitées comme de vulgaires étiquettes de prix dont on se plaint à l’arrivée des factures. Très peu de personnes voient réellement ces ressources diminuer pendant qu’elles les utilisent. Il est difficile d’être conscient de la quantité de combustible consommé lorsqu’il est brûlé dans une centrale à des centaines de miles de là, et il est commode d’oublier ce lien.

Sarah A. Chrisman et son mari dans des vêtements d'époque victorienne

Sarah A. Chrisman et son mari dans des vêtements d’époque victorienne – Crédit : Estar Hyo Gyung Choi

Lorsque l’on a recours à des ressources au travers d’une technologie qui doit être entretenue, nous devenons beaucoup plus prudents quant à la façon dont nous les utilisons. Pour faire marcher notre poêle ancien l’hiver, il faut que je remplisse son réservoir avec du pétrole et que je veille à garder sa mèche et son répartiteur de flammes propres. Pour l’utiliser, je dois l’ouvrir et l’allumer. Ça n’est pas une tâche complexe, mais cela demande certainement plus d’attention que d’appuyer sur un bouton.

Ce choix de vie n’est évidemment pas fait pour tous mais tout le monde peut tirer profit de choix qui augmentent leur conscience de l’environnement et de la manière dont les objets quotidiens les affectent. Regarder le niveau du pétrole diminuer dans le réservoir nous renseigne sur notre façon de consommer et nous fait nous interroger sur nos réels besoins. Réapprendre à utiliser ces objet nous donne la confiance nécéssaire pour exister dans le monde selon nos propres conditions.

 


 

Cette confiance nous est essentielle. Mon mari et moi avons lentement, progressivement, œuvré à fonder nos vies autour d’artéfacts historiques et d’idéaux car disons-le franchement, nous aimons vivre de cette façon. On présume trop souvent que la partie la plus difficile de notre mode de vie vient de cette vie en soi, mais utiliser des objets de l’époque victorienne dans notre quotidien nous remplit de joie et d’un sentiment d’accomplissement. La partie vraiment difficile, c’est faire face aux réactions des autres.

Sarah A. Chrisman et son mari

Sarah A. Chrisman et son mari – Crédit : Estar Hyo Gyung Choi

Nous vivons dans un monde qui peut se montrer terriblement hostile aux différences quelles qu’elles soient. Les sociétés sont en proie à des brutes qui attaquent les non-conformistes de tout acabit. Les vêtements de sport de Gabriel ont été confectionnés sur le modèle de la tenue de course d’un cycliste de l’époque victorienne. Lorsqu’il va nager, son maillot de bain en laine tricoté à la main fait hausser plus d’un sourcil, et c’est la moins grave des réactions. Nous avons été traités de « fous », de « marginaux » et d’une flopée d’insultes sans fin bien pires. Nous avons reçu des courriers haineux nous demandant de quitter la ville et répétant le mot « tuer »… « tuer »… « tuer ». Chaque fois que je sors de chez moi, je dois constamment être sur mes gardes face aux gens qui essayent de me toucher et de me tripoter. Gérer toutes ces choses et ne pas permettre qu’elles nous abattent, ne pas laisser l’ignorance hostile de certains nous voler la joie que nous procure cette vie : c’est ça la partie difficile. En comparaison, porter un corset de l’époque victorienne, c’est de la rigolade.

Voilà pourquoi la plupart des gens ne réalisent pas leurs rêves : ils savent que le monde est un endroit cruel pour ceux qui n’entrent pas dans le moule de la culture dominante. Beaucoup de personnes craignent tellement d’être intimidées qu’elles se soumettent pour qu’on les laisse tranquilles et préfèrent renoncer à leurs rêves.

Publié par Sarah A. Chrisman, le 9 septembre 2015 en version originale dans le magazine Vox et traduit par Modes de vie avec son aimable autorisation. 

Entretien

Modes de vie : vous communiquez par email et avez un site Internet. Comment conciliez-vous la technologie moderne et plus particulièrement Internet avec votre mode de vie victorien ?

Sarah A. Chrisman : Si quelque chose de l’époque victorienne existe toujours et que nous pouvons l’utiliser, nous le faisons, c’est notre pierre angulaire. Cependant parfois c’est toute l’infrastructure qui a disparu. Par exemple, si nous faisions cette interview dans les années 1890, nous pourrions utiliser le télégraphe ! Le bâtiment qui abritait le bureau du télégraphe existe encore, à cinq minutes à pied de chez moi. Une jolie petite plaque en laiton rappelle que le bureau du télégraphe se trouvait là, toutefois, le télégraphe lui-même a disparu depuis bien longtemps. Nous devons donc utiliser son équivalent moderne le plus proche, et c’est Internet. Il y a un très bon livre de l’historien Tom Standage qui explique à quel point le système du télégraphe était similaire à l’Internet moderne : son livre s’appelle d’ailleurs The Victorian Internet ( l’Internet victorien).

Nous avons un site Internet afin d’encourager les autres à explorer l’histoire. Nous espérons également inspirer des personnes à vivre leurs propres rêves, quels qu’ils soient. Ce sont nos deux principaux objectifs dans la vie et leur importance justifie à nos yeux de recourir un peu à la technologie. Henri IV a dit que Paris valait bien une messe, nous pensons que pousser les gens à apprendre l’histoire et à réaliser leurs rêves vaut bien un ordinateur.

Modes de vie : Vous dites devoir affronter beaucoup de critiques de la part de personnes qui ne comprennent pas votre façon de vivre. Qu’en est-il de votre famille et de vos amis ? Que pensent-il de votre mode de vie ?

Sarah A. ChrismanCe qui est merveilleux avec les amis c’est qu’ils nous aiment, peu importe la façon dont nous choisissons de vivre. Voilà pourquoi ce sont nos amis ! Ceux de longue date ont pu suivre notre évolution au fil du temps, ils comprennent donc que tout cela s’est fait de manière progressive. Ils sont moins choqués que des gens qui nous rencontrent pour la première fois.

Pour ce qui est de la famille, ma belle-mère a particulièrement été d’un grand soutien. Lorsque Gabriel (mon mari), son frère et sa sœur étaient enfants, leur mère leur faisait l’école à la maison. Elle adore voir les gens apprendre et elle comprend donc que pour nous, c’est une façon de continuer à apprendre, bien que nous ayons fini nos études universitaires depuis des années. Pour elle, nous devrions tous apprendre tout au long de la vie. Elle nous supporte complètement.

Modes de vie : Si vous deviez recommender un objet ou une habitude de l’époque victorienne, qu’est-ce que ce serait et pourquoi ?

Sarah A. ChrismanLes années 1880 et 1890 (qui nous intéressent le plus) furent une époque d’optimisme intense. Il y avait de nouvelles inventions tous les jours et tout le monde était vraiment excité de voir tout ce qui pouvait être accompli. Bien que les années 1890 furent une période de crise économique assez sévère aux Etats-Unis, la plupart des gens ne laissait pas la situation ronger leur enthousiasme. Ils étaient convaincus qu’en travaillant dur et en croyant en eux-mêmes, ils seraient capables de surmonter n’importe quoi. J’aimerais que l’on puisse rendre cet optimisme aux gens.

Pour aller plus loin

Sarah A. Chrisman est l’auteur des livres Victorian secrets: What A Corset Taught Me About the Past, the Present and Myself et This Victorian Life: Modern Adventures in Nineteenth-Century Culture, Cooking, Fashion and Technology. Elle a également compilé le manuel d’étiquette victorienne True Ladies and Proper Gentlemen. Vous trouverez de nombreuses informations (en anglais) sur son site.

  • alicia_jm

    Yesss!! j’admire totallement ce genre de personne! ils vivent leur passion a fond malgré les remarques des gens autour.

    j’aime beaucoup le style d’écriture. elle a une relation saine avec tous les objets dont elle parle, c’est un peu une leçon de consommation, ils sont très « conscient » et soucieux de leur manière de consommer.

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