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Quelles alternatives aux produits toxiques de notre quotidien ?

Les substances chimiques de notre environnement.

Le mois dernier UFC-Que choisir épinglait 185 produits cosmétiques courants contenant un ou plusieurs ingrédients indésirables (allergènes, irritants, perturbateurs endocriniens). Difficile de s’y retrouver ensuite lorsque l’on sait que figurent dans cette liste des articles de grandes marques, que certains possèdent la mention « hypoallergénique » et que même des produits destinés aux nourrissons sont concernés.

Le Dr Laurent Chevallier met en garde contre les produits toxiques de notre quotidien et rappelle les bons reflexes à adopter dans son best-seller Le livre anti toxique : Alimentation, cosmétiques, maison… : le guide complet pour en finir avec les poisons et dans son tout dernier livre Le guide anti-toxique de la grossesse

Halte aux perturbateurs endocriniens et autres polluants

On peut être tenté de penser que si un produit est autorisé à la vente, c’est que les ingrédients qui entrent dans sa composition ne sont pas toxiques. Or, il faut parfois plusieurs années pour que la dangerosité d’une substance chimique soit avérée. C’est le cas par exemple du Bisphénol A, longtemps utilisé dans la fabrication des biberons avant d’être interdit.

Il a été démontré depuis quelques temps déjà que certaines substances, ingérées, absorbées ou inhalées même en faible quantité, sont susceptibles d’altérer notre métabolisme, ce sont les fameux perturbateurs endocriniens (le Bisphénol A en est un). Le Dr Chevallier explique : « ces agents chimiques agissent à des doses infimes considérées à tort comme inoffensives, et leurs associations (« effet cocktail »), ainsi que la période et la durée de l’exposition, en majorent les effets délétères ».

D’après lui, la présence d’une multitude de substances chimiques dans notre environnement expliquerait en grande partie « l’explosion de certaines maladies chroniques (diabète, allergies, surpoids, cancers) ». Il invite les femmes enceintes à redoubler de vigilance. Des études ont en effet montré que les coiffeuses et les femmes de ménage, particulièrement exposées aux produits chimiques, mettaient au monde plus d’enfants souffrant de malformations.

Alternatives naturelles aux produits chimiques toxiques

Si nous pouvons difficilement à notre échelle individuelle lutter contre la pollution extérieure, des alternatives aux contaminants de nos assiettes, maisons, vêtements et cosmétiques existent pour ceux qui souhaitent s’en prémunir.

Concernant l’alimentation, le Dr Chevallier recommande de privilégier les aliments bruts (frais ou surgelés) et d’éviter les produits transformés industrialisés, qui contiennent des additifs alimentaires souvent suspectés de poser divers problèmes et / ou de ne pas avoir été suffisamment évalués. Consommer du bio est vivement conseillé pour réduire son exposition aux produits chimiques et aux résidus de pesticides. Les matériaux les plus sûrs pour les emballages et les ustensiles de cuisine sont le verre, l’inox et la céramique.

Chez soi, il est préférable d’éviter les meubles en bois aggloméré, pouvant contenir du formaldéhyde, et de leur préférer des meubles en bois massif. Pour l’entretien de la maison, rien de tel pour éviter les substances toxiques que de renouer avec les astuces de nos grands-mères. Optez pour le savon de marseille, le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude ou encore pour des produits écolabellisés (également conseillés pour les produits de bricolage / peinture).

Afin de restreindre son exposition aux contaminants, il apparait primordial de ne pas se laisser entrainer par les sirènes du marketing et de limiter notamment l’utilisation de produits cosmétiques. Les marques bio et les labels Écocert et l’Écolabel européen, qui ne contiennent pas (ou bien moins) d’ingrédients chimiques de synthèse sont à privilégier. Les labels écologiques sont aussi conseillés dans le choix des vêtements, que l’on préfèrera en fibres naturelles et qu’on lavera avant de les porter.

Enfin, le Dr Chevallier préconise de limiter la prise de médicaments, de boire l’eau du robinet (après s’être informé de sa composition) et rappelle que la cigarette reste la « source numéro 1 de pollution » de l’organisme des fumeurs. Bonne detox à toutes et à tous !