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Tous adeptes de consommation collaborative

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Nous sommes nombreux à participer à la consommation collaborative sans même nous en rendre compte. Ce terme nouveau englobe plusieurs pratiques, très différentes les unes des autres mais qui ont toutes le même effet : augmenter l’usage d’un bien. Soit en le transformant en service (je loue mon appartement à un tiers lorsque je pars en vacances), soit en le redistribuant (je donne ou revends des habits que je ne mets plus) soit en le partageant (je vis en collocation). Facilité par des plateformes en ligne qui mettent en relation les particuliers, ce mode de consommation en plein essor concurrence des secteurs d’activité traditionnels.

La consommation collaborative à portée de clic

Les intermédiaires entre particuliers fleurissent sur la toile et il est désormais facile de dénicher un acquéreur pour sa collection de timbres, trouver une voiture pour partir demain soir à Lisbonne en covoiturage ou encore louer une chambre chez l’habitant au fin fond de la Patagonie. Les systèmes de notations et de commentaires des grandes plateformes que sont Airbnb, Ebay, Leboncoin, Blablacar, etc. laissent peu de doute quant à la fiabilité des informations fournies (il y a peu de chances qu’un logement aux 50 commentaires élogieux soit une totale arnaque) et instaurent une confiance mutuelle entre parfaits inconnus.

De la simple économie à la manne financière

Le recours à la collocation, au covoiturage ou à l’achat groupé sont autant de pratiques qui permettent un partage des coûts et donc des économies appréciables. Des espaces de travail partagés se sont également développés ces dernières années, lancés par la vague du télétravail.

Au delà des économies réalisées par le partage, la consommation collaborative s’instaure comme un complément de revenus pour beaucoup. On voit ainsi des individus tirer des bénéfices substantiels de la revente d’objets en tout genre sur Leboncoin ou encore de la location saisonnière de leur bien immobilier sur Airbnb.

Consommation collaborative - Airbnb

Éthique et environnement

Face au consumérisme débridé de nos sociétés modernes, la consommation collaborative apparait comme une alternative éthique, donnant une deuxième vie à des produits autrement destinés à être jetés ou à finir au fond d’un placard et encourageant l’achat de produits d’occasion, ayant souvent à peine servi (quid de la durée d’utilisation moyenne d’une poussette ?). Rappelons que l’achat d’un article d’occasion limite l’impact environnemental associé à sa production et à la gestion des déchets.

Des pratiques comme le covoiturage contribuent à réduire nos émissions de CO2. On estime que sa généralisation entrainerait une diminution du nombre de véhicules en circulation de l’ordre de 80%. Petite nuance toutefois : les avantages du covoiturage nous font bouder les transports en commun et notamment le train, pourtant plus écologique.

Limites : des régulations encore floues

La consommation collaborative s’impose à un rythme tel que les réglementations peinent à suivre. Certaines pratiques auraient pourtant besoin d’être mieux encadrées face aux discours de ses acteurs-clés un peu trop idylliques. On a vu les problèmes de formation et d’assurance des particuliers qui s’improvisaient chauffeurs avant qu’UberPop ne soit interdit en France. Combien de personnes qui louent un bien immobilier via Airbnb sont légalement autorisées à le faire ? En cas de vol ou de dégradations, il est peu probable que l’assurance du logement couvre des dommages occasionnés par son utilisation à des fins commerciales. N’oublions donc pas de rester vigilants afin de tirer le meilleur parti de la consommation collaborative.