Vivre sans réseaux sociaux

Vivre sans réseaux sociaux

Facebook, Twitter, Linkedin… : les réseaux sociaux font aujourd’hui partie intégrante de nos vies. 30 millions de Français sont des utilisateurs actifs de Facebook. Dans le monde, on estime à plus de 2 milliards le nombre de personnes actives sur au moins un réseau social, soit 68% du total des internautes. On a souvent l’impression de manquer de temps pour faire beaucoup de choses, mais paradoxalement on passe en moyenne 1h30 par jour sur les réseaux sociaux. S’il y a 10 ans ils n’existaient pas ou à peine, il semble aujourd’hui impossible de s’en passer. Peut-on renoncer aux réseaux sociaux sans se retrouver complètement « out » ?

Vous ne manquerez pas grand chose

Vous avez pris l’habitude de jeter un coup d’oeil régulièrement à vos réseaux sociaux pour voir les nouveaux statuts et photos de vos contacts et vous avez l’impression que vous rateriez beaucoup de choses si vous ne le faisiez pas ?

Pourtant la plupart du temps, la majeure partie de ce que vous y lisez ne vous intéresse pas outre mesure. Si bien sûr vous êtes content de savoir qu’un tel passe de bonnes vacances, vous vous seriez passé de ses innombrables photos de plats exotiques puisqu’il vous racontera tout à son retour. Et si vous n’avez de ses nouvelles que par un réseau social, c’est peut-être que vous n’êtes pas très proche de lui, auquel cas c’est encore plus dérangeant de connaitre quotidiennement le contenu de son assiette.

Malgré tout, des informations importantes et dignes d’intérêt sont parfois diffusées sur les réseaux sociaux. Certes, mais avez-vous vraiment envie d’apprendre par Facebook que votre meilleure amie a accouché ou que votre grand-oncle est décédé ?

Moins de relations mais de meilleure qualité

Grâce aux réseaux sociaux, on maintient le contact avec les amis proches, la famille plus ou moins éloignée, mais aussi des connaissances perdues de vue, des personnes rencontrées en vacances ou lors d’un échange Erasmus, etc.

L’argument qui revient souvent en faveur des réseaux sociaux est qu’ils permettent de rester en contact. Alors oui, on peut considérer que « liker » une photo, écrire deux lignes sous un statut ou souhaiter son anniversaire à quelqu’un lorsque Facebook nous le rappelle sont des formes de communication mais reconnaissons qu’elles sont tout de même plutôt limitées.

En renonçant aux réseaux sociaux, on perd en nombre de relations mais on revient à des modes de communication plus directs et certainement plus sincères car plus personnels.

Plus accro aux réseaux sociaux qu’on ne se l’avoue

Si comme beaucoup de personnes, vous vous connectez à vos réseaux sociaux dès le saut du lit, juste avant de vous coucher et entre les deux plus de fois que vous n’oseriez l’admettre, vous êtes probablement dépendant. Les raisons sont multiples : combler l’ennui, satisfaire sa curiosité mais aussi bien souvent un besoin inavoué d’être aimé et reconnu. Les réseaux sociaux deviennent alors pour beaucoup un concours de popularité qui se mesure en nombre de « like » ou de « retweet ». Les adolescents et les jeunes adultes sont les premiers à être concernés par ce phénomène de dépendance, jusqu’à parfois se couper complètement du monde.

Si vous vous sentez mal à l’idée de rester 24 heures sans consulter vos réseaux sociaux, il est peut-être temps de décrocher.

Diversifiez vos activités

Dès qu’on a un moment de libre, on a tendance à se ruer sur les réseaux sociaux, souvent par facilité plus que par nécessité, quoi qu’on en dise. Avec l’internet mobile, les réseaux sociaux ne sont plus limités à un moment particulier de la journée et toutes les occasions sont bonnes pour actualiser son fil d’actualité Facebook ou Twitter.

La plupart des personnes qui ont supprimé leurs comptes sur les réseaux sociaux reconnaissent être beaucoup plus productives qu’avant et s’adonner à plus d’activités enrichissantes : se remettre au sport, lire des livres, créer, etc. Une heure et demi par jour en moyenne de gagnée, ça laisse le temps d’en faire des choses…

Et puis on se libère d’une multitude d’infos éphémères qui nous encombre, on arrête de se comparer aux autres et on ne se pose plus la question de savoir si on doit accepter son chef dans ses contacts. À la place, on réapprend à être disponible à son entourage et à relever la tête.

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