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Technologie : comment nos vies pourraient changer en 2016 (1/2)

Prédictions Nesta pour l'année 2016 - Source Nesta - http://www.nesta.org.uk

Prédictions Nesta pour l’année 2016 – Source Nesta – http://www.nesta.org.uk

Drones, imprimantes 3D, Airbnb et autres startups de l’économie collaborative : on a vu fleurir ces dernières années des innovations à la pointe de la technologie que l’on n’aurait pas pu imaginer il y a de cela une décennie à peine. Et ça ne va pas s’arrêter en 2016 ! À l’approche du Consumer Electronic Show (CES), rendez-vous des férus de high-tech qui ouvrira ses portes le 6 janvier à Las Vegas et qui promet de faire la part belle aux voitures autonomes et objets connectés en tout genre (nous y reviendrons), voyons de plus près les innovations qui pourraient bouleverser nos modes de vie dès cette année.

Les petits producteurs à l’honneur

Le progrès technologique dans l’agriculture a donné un second souffle aux petits producteurs qui ont aujourd’hui des outils à leur disposition pour mieux rentabiliser leur exploitation. Par exemple, l’utilisation de drones équipés de capteurs pour cartographier les champs permet de cibler les besoins spécifiques de chaque parcelle en eau, engrais ou pesticides. Ce type d’avancée moderne était autrefois réservé aux grosses exploitations qui avaient les moyens d’investir. En 2016, le progrès se démocratise et devient accessible aux exploitations de plus petite taille, qui pourraient voir leurs revenus augmenter de près de 20% grâce aux outils de l’agriculture de précision.

Innovations 2016 : l'agriculture de précision se démocratise

La technologie a également facilité la mise en relation entre producteurs locaux et consommateurs finaux à la recherche d’authenticité. En effet, face à l’industrialisation massive de l’agriculture et de l’élevage, à l’origine de nombreux scandales, un retour aux sources semble s’opérer. D’après un sondage Toluna pour Challenges, plus de deux tiers des Français se déclarent « prêts à payer plus cher les fruits et les légumes de petits producteurs ou de production locale ». Les entrepreneurs ont compris le message : il est désormais possible de passer directement commande auprès des fermiers et artisans de sa région sur des plateformes telles que La Ruche qui dit Oui. Le principe est simple : on passe commande en ligne et on récupère ses victuailles dans un point-relais (la « ruche »). Cette tendance locavore devrait se confirmer cette année puisque la Ruche qui dit Oui, en plein boom, revendiquait déjà en mai 2015 745 ruches dont 657 sur le territoire français.

La technologie blockchain ou l’ubérisation d’Uber

L’économie collaborative a bouleversé les secteurs d’activité traditionnels en facilitant les échanges entre individus. Mais bien que le concept des startups Airbnb, Uber, Amazon et les autres soit révolutionnaire, il repose sur un système somme toute très traditionnel : un intermédiaire met en relation acheteur et vendeur, client et chauffeur, hôte et hébergeur, etc., sécurise les transactions et prend pour cela une commission. Et s’il y avait une solution pour que ces transactions soient sûres sans recourir à un intermédiaire, dans un système qui n’appartiendrait à personne ? La technologie blockchain ou « chaîne de blocs » offre cette possibilité. Une blockchain fonctionne sur le principe d’une base de données décentralisée. Toutes les transactions sont traçables, non-falsifiables et conservées sur un réseau auto-administré par un protocole informatique. Son application la plus connue aujourd’hui est la cryptomonnaie Bitcoin.

La technologie blockchain pourrait révolutionner nos vies

Cette technologie dispense non seulement de recourir à un intermédiaire financier mais aussi et surtout ne nécessite pas de tiers de confiance entre les deux parties. En 2015, 22 grandes banques ont flairé le bon filon et se sont associées afin d’étudier l’implémentation de la blockchain dans leurs activités, qui leur permettrait d’économiser 15 à 20 milliards de dollars par an en coûts d’infrastructures. L’utilisation de la blockchain pourrait révolutionner bien des secteurs, du vote en ligne à l’achat de biens immobiliers en passant par l’économie collaborative. La’Zooz, start-up israélienne, a ainsi mis au point une application de covoiturage fondée sur cette technologie, sans instance organisatrice. Une version blockchain d’Ebay, OpenBazaar, est également sur le point d’être lancée. Leur slogan : « Un marché libre pour tous. Pas de frais, pas de restrictions. » Quant à Uber, la firme californienne n’est pas à l’abri de se faire ubériser à son tour…

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